Préface du catalogue de l’exposition 2007


 

"L’Intérieur des Rêves"

Nous oublions nos rêves, mais les rêves ne nous oublient pas.

J’ai toujours été touchée que les rêves soient si secrets et pourtant si profondément intimes et vivants. Touchée par le jeu de cache-cache auquel ils se livrent avec nous, au point qu’on oublie qui est à l’intérieur de qui.

Dans les rêves, le secret et l’oubli échangent constamment leurs rôles. Ils se désirent et s’opposent, dans une danse de la vie dont témoignent mes expositions au Fondo. Cette danse est faite de ruptures, de reprises et de recommencements qui ne se situent pas dans deux dimensions, ni même dans trois, mais dans une interdimensionalité tissée de figures et de signes.

"L’Intérieur des Rêves" les présente dans ce qu’ils comportent d’éphémère et d’infini : "Le Rêve d’Icare", "L’Envers du Paradis", "Genèse", "Lointains intérieurs", "Nirvana", "La Vie dans les Plis", "Le Temps débordé"...

© Dagmar Bergmann

 

"El Interior de los Sueños"

Olvidamos nuestros sueños pero los sueños no nos olvidan.

Siempre me ha conmovido que los sueños sean tan secretos y sin embargo tan hóndamente íntimos y vivos. Me conmueve el escondite al que juegan con nosostros, hasta tal punto que uno se olvida de quién está dentro de quién.

En los sueños, secreto y olvido no dejan de intercambiar sus papeles. Se desean y se oponen, en un baile de la vida de que dan testimonio mis exposiciones en el Fondo.
Este baile se compone de rupturas, reactuaciones y reinicios que no se sitúan en dos dimensiones, ni siquiera en tres, sino en una "interdimensionalidad" urdida por figuras y signos.

"El interior de los sueños" los presenta este año en lo que conllevan de éfimero y de infinito : "El sueño de Icaro", "Este lado del paraiso", "Génesis", "Lontananzas interiores", "Nirvana", "La vida en los pliegues", "El tiempo desbordado"...

© Dagmar Bergmann



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