Préface du catalogue de l’exposition 2005


 

"L’Intérieur des Rêves"

Nous oublions nos rêves, mais les rêves ne nous oublient pas.

J’ai toujours été touchée que les rêves soient si secrets et pourtant si profondément intimes et vivants.
Touchée par le jeu de cache-cache auquel ils se livrent avec nous, au point qu’on oublie qui est à l’intérieur de qui.

Dans les rêves, le secret et l’oubli échangent constamment leurs rôles. Ils se désirent et s’opposent, dans une danse de la vie dont témoignent mes expositions au Fondo Internacional de Pintura.
Cette danse est faite de ruptures, de reprises et de recommencements qui ne se situent pas dans deux dimensions, ni même dans trois, mais dans une interdimensionalité tissée de figures et de signes.

"L’Intérieur des Rêves" les présente dans ce qu’ils comportent d’éphémère et d’infini : "Le Rêve d’Icare", "L’Envers du Paradis", "Genèse", "Lointains Intérieurs", "Nirvana", "La Vie dans les Plis", "Le Temps Débordé"...

© Dagmar Bergmann


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